prendre le temps de vérifier avant de se lancer.
Les travaux d’isolation thermique peuvent générer des économies d’énergie réelles, mais leur rentabilité financière reste à vérifier au cas par cas, avant de se lancer.
- Ne pas se fier uniquement aux estimations théoriques : elles peuvent être très éloignées de la réalité.
- Faire réaliser un audit énergétique personnalisé par un professionnel ou une association comme AGEDEN 38.
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- Bien Ă©valuer les aides disponibles (MaPrimeRĂ©nov’, CEE, aides locales) car sans ou avec peu d’aides publiques, la durĂ©e d’amortissement s’en trouve très lourdement impactĂ©e.
- Cibler les travaux les plus efficaces : isolation des murs, combles, planchers bas.
- Combiner plusieurs gestes pour maximiser les gains.

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🧊 Des économies réelles… mais limitées
L’étude conjointe de l’INSEE et du SDES publiée en juillet 2025 montre que les travaux d’isolation thermique dans les maisons individuelles permettent une baisse moyenne de la consommation de 5,4 % pour l’électricité et 8,9 % pour le gaz, avec des économies pouvant atteindre 16,6 % pour les logements les plus énergivores. Ces chiffres sont issus de l’analyse des données des compteurs Linky et Gazpar.
Cette étude est précieuse pour comprendre les effets réels de l’isolation thermique. Elle rappelle aussi que chaque logement est unique, et que les décisions doivent être prises au cas par cas, avec un accompagnement sérieux.
💸 Un amortissement très long sans aide
Même si l’étude ne fournit pas directement de durée d’amortissement, nous avons fait des simulations théoriques qui montrent qu’avec un coût de travaux de 20 000 € TTC, sans aide publique, la rentabilité peut s’étaler sur plus de 100 ans, dans certains cas. Cela dépend fortement du type de chauffage, du niveau initial de consommation, et des comportements des occupants après travaux.
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🔍 Comprendre l’energy performance gap
Ce terme désigne l’écart entre les économies d’énergie théoriquement prévues lors de travaux de rénovation et les économies réellement observées.
Plusieurs facteurs expliquent ce décalage :
- Modèles trop optimistes : les simulations supposent des conditions idéales.
- Comportement des occupants : certains augmentent leur confort après travaux (effet rebond).
- Qualité d’exécution : les travaux peuvent être partiels ou mal réalisés.
- Variabilité des logements : les performances dépendent fortement des caractéristiques initiales du bâti.
Ce décalage remet en question la fiabilité des estimations utilisées pour justifier les investissements et souligne l’importance d’un suivi post-travaux, d’une sensibilisation des occupants, et de modèles plus réalistes.
Sources :
🔗 INSEE – Effets de l’isolation thermique des logements
đź”—Â CRE – Prix Repère de Vente de Gaz naturel Ă destination des clients rĂ©sidentiels
🔗 CRE – Comprendre les tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE)






